Installons-nous, le thé infuse. Nous pouvons commencer à papoter…
Nous pouvons commencer à papoter. Au cœur du jour, une histoire à te raconter : ce sentiment de différence, celui d’emprunter une autre voie. Je me suis souvent sentie à l’écart, pas en phase avec les personnes de mon âge. Plus jeune, j’étais plus mature que la moyenne, et aujourd’hui je me sens en retard par rapport à ce que mon âge pourrait implicitement imposer. Le thé a infusé, on commence. Je te dis tout…

«Dans un jardin, chaque fleur pousse à son rythme, et parfois pas au même moment de l’année… et c’est ce qui crée la beauté du lieu.»

Sommaire :
ꕤ Hors case, hors chemin
ꕤ Toujours un peu en marge
ꕤ Des nuages dans le ciel de nos pensées
ꕤ La bienveillance, d’abord envers soi
ꕤ Et envers les autres
ꕤ À chacun son rythme

Hors case, hors chemin
Se sentir (si) différent.
As-tu déjà eu l’impression d’être hors case ? En dehors du modèle implicitement imposé par tous ? Ce modèle de réussite vendu comme le chemin de l’excellence à suivre donne parfois, voire souvent, des complexes. Il peut aussi nous faire croire que nous sommes en retard. N’avons-nous pas tous ressenti, au moins une fois, ce décalage ? Il arrive un moment où tu as l’impression d’être de l’autre côté de l’autoroute, et d’avoir raté le bon embranchement. Celui qui te permettait de rester sur le chemin où tout le monde se trouve. Et ce chemin nous paraît long… beaucoup plus long. Il accentue cette sensation de s’éloigner des autres. Chaque détour, chaque imprévu semblent allonger un peu plus la distance. Il faut du temps pour comprendre. Et plus encore pour accepter que ce détour était finalement nécessaire.

Toujours un peu en marge
J’ai toujours eu un sentiment de décalage par rapport aux autres. Plus jeune, ma maturité m’a isolée. Et j’ai longtemps eu l’impression d’avoir grandi trop vite. À l’âge adulte, c’est mon statut social qui ne correspondait pas aux normes. La société impose des idéaux : un conjoint, des enfants, un logement à soi, un travail… Et ne pas cocher ces cases peut donner un malaise, celui d’être en marge. Chaque remarque, même la plus insouciante, renforce ce ressenti. Un mal-être souvent accompagné d’amertume, de tristesse et de beaucoup de doutes sur l’avenir… Et c’est ainsi que commence un tourbillon dans la tête. Les pensées tournent en boucle, de plus en plus vite, tout s’enchaîne, tout s’accélère… Parfois, jusqu’à la crise d’angoisse. Quoi de plus angoissant que de ne trouver aucune réponse ? C’est pourtant la définition même de l’avenir : une grande inconnue. Personne ne peut le prédire avec certitude. Rien n’est jamais figé. Demain risque de tout bouleverser. Un instant suffit à tout changer.

Des nuages dans le ciel de nos pensées
Quand tout devient gris à l’intérieur, les premiers rayons de soleil mettent du temps à revenir. Il en va de même pour notre réflexion sur ce retard, ce décalage, cette impression d’être en marge de la norme. Les questions viennent alors s’entrechoquer : qu’est-ce que la norme, exactement ? Pourquoi un seul chemin devrait-il être le bon à suivre et synonyme de réussite ? L’âge peut-il fixer une limite à nos projets, à nos rêves ?



Cherchant des réponses, explorant d’autres horizons, notre esprit ne fait qu’amplifier la tempête interne. Doit-on absolument cocher toutes ces cases ? Notre valeur est-elle liée à notre réussite ? Personnellement, j’ai longtemps cru que oui, et cette idée m’a fait beaucoup de mal. Le temps m’a appris à prendre du recul, et à m’accepter telle que je suis. Quel est le véritable but de notre existence ? Avons-nous tous le même ? J’ai eu du mal à trouver une réponse à cette question. Y répondre, c’est explorer ce que nous souhaitons faire, et surtout ce pour quoi nous sommes ici. C’est aussi mieux se connaître, trouver nos dons. Et ici, je ne parle pas de dons extrasensoriels, juste ce qui nous vient naturellement. La liste pourrait s’allonger… Les nuages peuvent toujours se former et s’accumuler. Dans ces moments-là, il faut parfois faire preuve de résilience et savoir lâcher prise. Les réponses ne viennent pas toujours, apprenons à l’accepter. L’essentiel est de continuer à avancer, avec confiance, un pas après l’autre.
Un seul mot pourrait conclure cette réflexion : la bienveillance.

La bienveillance, d’abord envers soi
Ces normes, aussi implicites soient-elles, peuvent nous influencer et faire partie de nos croyances. Les fameuses croyances limitantes. Nous nous jugeons, parfois durement. Ce regard exigeant finit par nous blesser. Il pèse sur nous, il nous brouille l’esprit. Nous devenons notre propre juge, souvent plus sévère que les autres. Soyons plus doux envers nous-mêmes. Apprenons à être indulgents, à ne pas porter de jugement sur nos échecs et nos détours. C’est précisément à ce moment-là que nous avons le plus besoin d’amour et de confiance pour continuer d’avancer. Même dans le doute. La compassion envers nous-même est une clé essentielle dans notre cheminement intérieur pour réussir à nous défaire de ces tourments.

Et envers les autres
Nous ne connaissons ni le chemin de la personne en face de nous, ni la raison pour laquelle elle se retrouve dans cette situation. Les raisons peuvent être multiples et parfois liées à des événements douloureux. Une simple question ou remarque, aussi innocente en apparence soit-elle, peut raviver une souffrance souvent mise sous silence. Cette remarque peut même aller jusqu’à faire naître des angoisses, voire des peurs… Moi aussi, j’ai reçu ces remarques, et je sais combien elles peuvent peser. Alors, avant de questionner ou de commenter, souvenons-nous que chacun fait de son mieux. Prenons le temps de laisser de côté le jugement. Nous sommes tous à un moment différent de notre vie. Et si l’autre vivait, lui aussi, sa propre tempête ?

À chacun son rythme
Notre monde est cyclique, à l’image de la nature. Ainsi, au fil des saisons, nous évoluons. Nous grandissons tous à notre rythme, même si celui-ci diffère de celui de notre voisin. Pensons à un jardin : chaque fleur pousse à son rythme, et rarement au même moment de l’année… C’est ce qui crée sa beauté. Les détours font partie du chemin, comme chaque saison fait partie du jardin. Si un jour tu te sens à part, souviens-toi que tu pousses simplement à ton rythme. Il n’y a aucun retard, juste ton propre calendrier. Tout vient au bon moment, tu peux en être certain.
Je t’envoie du love <3
Maëva, sous la plume d’Hina

Prends un moment pour te recentrer et t’ancrer. Pas de chichi, pas de pression. Fais au plus simple pour toi, et pour le mieux. L’important est dans l’intention que tu y mets. Focus sur ta respiration, et visualise ton énergie au niveau de tes pieds. Quelques respirations suffisent <3

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